La Garderie Tunney’s Daycare rouvre ses portes et Un enfant Une place célèbre cette victoire.

La garderie a dû fermer ses portes l’automne dernier aux prises avec des problèmes financiers depuis 2015 lorsque le propriétaire de l’édifice, le gouvernement fédéral, a décidé de lui faire payer un loyer commercial.

La garderie a eu recours à des sursis de loyer temporaires et à des subventions pour demeurer ouverte, mais une fois ces recours épuisés, elle a dû fermer ses portes après avoir offert pendant 32 ans des services de garde bilingues à des milliers d’enfants.

Des parents de la garderie et des défenseurs des services de garde de tous les coins du pays ont lancé une campagne pour sensibiliser la population à cette fermeture.

« La réouverture de la Garderie Tunney’s Daycare est un exemple de ce qui peut être accompli grâce à des pressions soutenues en faveur des services de garde », a dit Morna Ballantyne, directrice générale d’Un enfant Une place.

La campagne a attiré l’attention de la députée fédérale d’Ottawa-Centre, l’honorable Catherine McKenna, qui s’est engagée à fouiller la question. Le conseiller de la Ville d’Ottawa Jeff Leiper s’est aussi impliqué et a plaidé pour la réouverture de la garderie, de même que Joel Harden, le député provincial d’Ottawa-Centre. Le chef du NPD Jagmeet Singh a soulevé la question à la Chambre des communes et le premier ministre Trudeau a promis de se pencher sur le dossier.

Mme Ballantyne a dit que les hauts fonctionnaires de Services publics et Approvisionnements Canada et Santé Canada ont joué un rôle essentiel pour que la Garderie Tunneys Daycare réintègre le giron de la politique gouvernementale sur les garderies en milieu de travail qui autorise les exemptions de loyer.

Elle a également souligné l’apport des Services à l’enfance Andrew Fleck – le plus important fournisseur de services de garde à but non lucratif d’Ottawa – et leur soutien accordé au conseil d’administration de la garderie.

« Par nos efforts collectifs, nous avons sauvé une des plus anciennes garderies réglementées d’Ottawa et l’une des rares garderies à offrir des services en français et bilingues », a dit Mme Ballantyne.

« Bien sûr, si le Canada était doté d’un système public et universellement accessible de services de garde à l’enfance, cette situation ne se serait pas produite. C’est pour cette raison que nous continuons de faire pression sur tous ordres de gouvernement pour qu’ils bâtissent à l’échelle du pays un système de services éducatifs et de garde à l’enfance, comme une des composantes de la reprise postpandémie ».