Families and Caregivers

Le plus récent sondage annuel sur les frais de garde d’enfants du CCPA révèle que les frais de garde d’enfants ont diminué considérablement dans toutes les grandes villes du Canada. Les tarifs dans les villes de la Saskatchewan, du Manitoba, de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nunavut ont chuté à 10 $ par jour.

Dans la plupart des villes, ce sont les frais de garde pour les poupons qui demeurent les plus élevés. Malgré d’importantes sommes consenties par le fédéral pour réduire les frais de garde depuis 2019, le tarif médian pour poupons en 2023 à Richmond en C.-B. et à Toronto en Ontario est de 903 $ par mois. Calgary affiche le tarif médian le plus élevé pour les enfants d’âge préscolaire, à 810 $ par mois.

Le rapport du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) indique que les tarifs demandés dans le secteur à but lucratif sont plus élevés que dans le secteur sans but lucratif dans presque toutes les villes, et parfois l’écart est grand. Ce qui s’explique en partie par le fait qu’un nombre plus élevé de fournisseurs à but lucratif ne participent pas au nouveau système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants. À Vancouver, les tarifs demandés dans le secteur à but lucratif sont en moyenne 236 pour cent plus élevés que dans le secteur à but non lucratif.

Le sondage de 2023 du CCPA posait une question dans le but de déterminer si les services de garde existants pouvaient accueillir plus d’enfants. Peu d’entre eux ont confirmé pouvoir accueillir un enfant de plus au cours de la semaine suivante.

Les auteurs du rapport formulent les recommandations suivantes:

  • Que les provinces et les territoires adoptent un modèle de tarifs fixes à l’échelle provinciale/territoriale au lieu d’une combinaison de réductions des frais de garde et de subventions ciblées afin d’atteindre l’objectif de tarifs à 10 $ par jour d’ici 2025-2026, 
  • Que chaque province et chaque territoire élabore une stratégie pour étendre son réseau public et à but non lucratif de services de garde réglementés offerts en garderie et en milieu familial afin de répondre à la demande croissante de places abordables.
  • Que le financement public alloué au fonctionnement des services éducatifs et de garde à l’enfance soit considérablement augmenté afin de refléter les coûts véritables pour offrir des services de qualité élevée, notamment les coûts pour rémunérer suffisamment le personnel.