Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador vient de publier un rapport de la firme Deloitte sur le Programme de subventions de fonctionnement (PSF), lequel programme sert à financer les garderies et les services de garde en milieu familial détenteurs d’un permis dans la province. 

L’examen révèle que le PSF ne reflète pas les coûts réels de fonctionnement d’un service éducatif et de garde à l’enfance de qualité élevée et le rapport formule des recommandations pour remédier au problème.

Plus précisément, le rapport met en relief un certain nombre de lacunes que soulèvent les taux de financement et les exigences du programme, lacunes qui ont pour effet de compromettre l’efficacité du système et de créer des inégalités. Notamment, les deux taux de financement (normal et bonifié), le taux de fréquentation minimum (70 %) et la définition large du concept de plein temps/toute la journée (4,5 h au minimum) sont des caractéristiques de la formule de calcul qui engendrent des inégalités, freinent le développement du système et réduisent la capacité du secteur à répondre à la demande accrue de services de garde réglementés. 

Même s’il décrit en détail les faiblesses de la formule de financement, le rapport ne propose pas de mécanisme plus efficace pour calculer les subventions de fonctionnement et ne recommande pas d’échéancier précis pour apporter des changements. 

L’examen porte également sur d’autres aspects du PSF, notamment la responsabilisation, la gouvernance et le soutien administratif. Le rapport précise des moyens de simplifier les structures et les processus afin de mieux soutenir les familles et les fournisseurs de services et, au final, améliorer l’efficacité du PSF et l’utilisation des fonds publics.

Il est important de souligner que le rapport aborde également des enjeux liés à la main-d’œuvre. Il souligne la nécessité pour le PSF de prendre en compte les coûts afférents à l’amélioration des conditions de travail et des avantages accordés aux personnes qui travaillent dans le secteur afin de remédier aux problèmes de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre. En s’appuyant sur des entretiens avec les éducatrices et éducateurs en garderie et les responsables de services de garde en milieu familial, le rapport soulève le besoin d’offrir des congés rémunérés et des avantages sociaux qui tiennent compte des titres de compétence et de l’expérience dans le secteur.

On doit remédier rapidement aux lacunes du PSG soulevées dans le rapport d’examen afin de surmonter les pressions financières que vit actuellement le secteur et de rendre possible et viable l’expansion des services éducatifs et de garde à l’enfance au Canada. 

Un enfant Une place a rédigé une note d’information sur le rapport de l’examen de Deloitte.