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Dans une récente entrevue à l’émission du matin de la radio de CBC à Ottawa, Morna
Ballantyne, directrice générale d’Un enfant Une place, a dit que l’insuffisance des fonds publics
versés aux services de garde autorisés de la province par le gouvernement de l’Ontario menace
l’offre de services à un moment où les parents recherchent désespérément une place dans leur
collectivité pour faire garder leurs enfants.

Le gouvernement Ford a annoncé en novembre dernier qu’il allait augmenter le financement de
fonctionnement d’à peine un peu plus de deux pour cent. Selon Mme Ballantyne, il faut une
hausse beaucoup plus substantielle pour contrer les effets de l’inflation et fournir des services
de garde de qualité élevée. Elle a indiqué que le financement public insuffisant consenti aux
services éducatifs et de garde à l’enfance au pays est un problème partout.

Dans sa présentation prébudgétaire devant l’Assemblée législative de l’Ontario, le YMCA de la
grande agglomération de Toronto, un des plus grands fournisseurs de services de garde de
l’Ontario, a tiré la sonnette d’alarme au sujet des problèmes de financement. Jameson Stevie,
stratège en chef de l’organisation, a dit aux médias que pour éviter les déficits, les gestionnaires
n’avaient d’autre choix que de fermer des services de garde.

Un porte-parole du ministre de l’Éducation de l’Ontario Stephen Lecce a dit à CBC que le
gouvernement de l’Ontario s’adressera au gouvernement fédéral pour obtenir plus d’argent.
Mais Mme Ballantyne a indiqué que les transferts de fonds du gouvernement fédéral ont
presque doublé depuis 2021-2022.

Elle a dit que les gouvernements provinciaux devaient être tenus responsables des fonds reçus
du gouvernement fédéral afin de bâtir un système de services de garde de qualité élevée et
universellement accessibles et qu’ensemble, les deux ordres de gouvernement devaient
budgéter une quantité suffisante de fonds publics, car augmenter les frais de garde pour
combler le manque à gagner n’était pas une solution.

Mme Ballantyne a également soutenu que les gouvernements ont dit qu’il fallait plus de
financement non seulement pour permettre aux services de garde existants de fonctionner au
maximum de leur capacité, mais également afin de créer plus de places pour les nombreux
parents inscrits aux listes d’attente.

« Je crois que tous les parents en attente d’une place doivent se faire entendre haut et fort. Il
faut exercer beaucoup plus de pression sur les deux ordres de gouvernement afin d’accélérer
l’expansion des réseaux et de stopper la fermeture de services de garde ».

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