Le mouvement de défense les services de garde à l’enfance à Terre-Neuve-et-Labrador lancent une pétition pour des pensions décentes
Un enfant Une place — Terre-Neuve-et-Labrador vient de lancer une nouvelle pétition afin de demander au gouvernement provincial d’instaurer un régime de retraite à prestations déterminées pour la main-d’œuvre des services de garde à l’enfance. Le groupe demande au gouvernement provincial de financer la totalité des contributions de l’employeur et d’augmenter le salaire des éducatrices et éducateurs afin de compenser leur perte de salaire net en raison de la cotisation des employés.
Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador annonçait dernièrement un régime d’assurance maladie complémentaire pour les éducatrices et éducateurs de la petite enfance, mais il ne s’est pas engagé à établir de régime de retraite. Selon un récent sondage mené auprès des éducatrices et éducateurs de la petite enfance de la province, 83 % des répondants n’ont pas de régime de retraite et 90 % ne voient pas comment ils pourront prendre leur retraite un jour.
L’accès à un régime de retraite à prestations déterminées, comme celui que l’on vient d’instaurer en Nouvelle-Écosse, permettra aux éducatrices et éducateurs de demeurer dans le domaine et de continuer d’exercer une profession qui les passionne: l’éducation de jeunes enfants. À Terre-Neuve-et-Labrador, et ailleurs au Canada, la rétention dans le secteur d’éducatrices et d’éducateurs de la petite enfance expérimentés est essentielle pour étendre le réseau des services de garde agréés et fournir des services à tous les enfants et toutes les familles qui en ont besoin.
« Sans de bonnes bases solides, les enfants risquent de ne pas s’épanouir pleinement. Les éducatrices et éducateurs de la petite enfance permettent d’établir ces bases. Ils ont le droit de prendre leur retraite en toute dignité », Patrice Gordon, éducateur, membre du comité de direction d’Un enfant Une place — Terre-Neuve-et-Labrador.

