Le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes recommande au gouvernement fédéral d’investir davantage dans le programme de services de garde d’enfants de 10 $/jour.
Le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes s’est réuni à Genève le 16 octobre dernier et a publié ses observations finales sur les progrès du Canada dans la mise en œuvre de la convention des Nations Unies sur l’égalité entre les sexes.
Un enfant Une place s’était joint au Congrès du travail du Canada, au Centre canadien de politiques alternatives et à l’Institut canadien de recherches sur les femmes pour soumettre un mémoire au Comité onusien portant sur l’application par le Canada de l’article 11 de la convention dans le contexte de la relance postpandémie de COVID-19.
Dans son rapport, le Comité des Nations Unies salue les progrès accomplis depuis 2016 sur le plan législatif et au chapitre des politiques qui ont une incidence sur l’égalité entre les genres, incluant la mise en œuvre du système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants.
En ce qui concerne les services de garde à l’enfance, le Comité onusien est satisfait du rôle important que joue le plan d’action canadien en matière d’apprentissage et de garde des jeunes enfants pour l’atteinte de l’égalité entre les sexes en emploi. Il reconnaît le soutien important qu’apporte le PPAGJE à la participation au marché du travail des mères de jeunes enfants.
Toutefois, le Comité se préoccupe du manque de financement soutenu du PPAGJE et du manque de constance dans sa mise en œuvre, et recommande au gouvernement fédéral d’assurer suffisamment de financement pour la mise en œuvre du programme, notamment dans les zones rurales et éloignées.
Tout en reconnaissant les « efforts considérables du Canada pour promouvoir l’égalité des femmes par des réformes juridiques, des initiatives et des programmes divers », le Comité formule des recommandations afin de :
- Mettre en place des outils de mesure permettant d’évaluer l’efficacité des politiques d’égalité entre les genres;
- Créer des mécanismes de collaboration efficaces avec les organisations non gouvernementales afin d’assurer que leur rétroaction et leurs points de vue sont entendus;
- Améliorer la collecte et l’analyse de données démographiques, notamment les données sur les femmes défavorisées et les femmes autochtones, ventilées selon le sexe, l’âge, les capacités/incapacité et l’endroit géographique;
- Interpeler les hommes dans les politiques et les initiatives visant à éliminer la discrimination à l’endroit des femmes et promouvoir l’égalité entre les sexes.
Une autre recommandation importante du Comité : « simplifier les procédures et les politiques des institutions fédérales, provinciales et territoriales chargées de rédiger, de coordonner et de superviser l’adoption et la mise en œuvre de lois et de politiques tenant compte du genre et uniformiser effectivement ces politiques et procédures ».
Le Comité demande au Canada de fournir « d’ici deux ans, une documentation écrite des mesures prises pour donner suite aux recommandations » formulées dans les observations finales de son rapport.
