Prolongation jusqu’en 2031 du financement fédéral du Plan pour des services de garde à 10 $ par jour dans onze provinces et territoires.
6 mars 2025
Un enfant Une place, l’association nationale de défense des services de garde à l’enfance au Canada, félicite le premier ministre Trudeau et le gouvernement fédéral d’avoir prolongé avec succès jusqu’en 2031 les ententes de financement du Programme pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants avec onze des treize provinces et territoires du Canada.
Seuls les gouvernements de l’Alberta et de la Saskatchewan ont refusé de conclure l’entente et de protéger jusqu’en 2031 les fonds fédéraux du Plan pour des services de garde à 10 $ par jour.
« Les défenseurs des services de garde du pays célèbrent la prolongation des ententes de financement au-delà de leur échéance prévue le 31 mars 2026 », a dit Morna Ballantyne, directrice générale d’Un enfant Une place.
« Nous nous réjouissons notamment de l’augmentation des paiements de transfert fédéraux de 3 % à compter de 2027 accordés aux provinces et territoires pour le plan », de poursuivre Mme Ballantyne.
« Le milieu continuera de réclamer des fonds additionnels pour étendre l’accès à des services de garde agréés et abordables et pour remédier à la crise persistante de recrutement et de rétention d’éducatrices de la petite enfance. Par contre, l’existence d’un mécanisme intégré pour augmenter tous les ans le financement du plan assurera aux fournisseurs de services une bonne protection contre les hausses de coûts ».
Les nouvelles ententes de financement reflètent le consensus quasi universel au sein des gouvernements au Canada voulant qu’un système d’apprentissage et de garde des jeunes enfants de grande qualité et financé à même les fonds publics soit essentiel à la sécurité et la stabilité des collectivités et que le programme de services de garde à 10 $ par jour doive devenir un volet permanent de l’infrastructure du Canada.
« Il faudra de nombreuses années pour bâtir un système universel de services de garde de grande qualité au Canada et bien que le gouvernement de Justin Trudeau en ait jeté les bases, tout éventuel gouvernement fédéral qui s’essaiera à miner, affaiblir ou se débarrasser de ce système universel et financé par des fonds publics fera face à un barrage d’opposition en ces temps difficiles et incertains », d’ajouter Mme Ballantyne.
« Le Plan pour des services de garde à 10 $ par jour est un plan fait au Canada qui doit être protégé, étendu et renforcé pour aider notre pays en tout temps, mais particulièrement en cette période de turbulence, a dit Mme Ballantyne.
« Le secteur de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants en croissance au Canada crée déjà des dizaines de milliers de nouveaux emplois au pays. Il aide les travailleuses et travailleurs qui ont de jeunes enfants à conserver leur emploi et il leur permet — surtout aux mères — d’accroître leurs heures de travail rémunérées, a-t-elle souligné. Nuire au plan maintenant causerait préjudice à long terme à notre pays ».
Selon l’annonce du gouvernement fédéral, la prolongation des ententes inclut la dernière année (2026-2027) du Fonds d’infrastructure pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants, qui soutient la construction de nouvelles garderies (centres de garde d’enfants) dans les collectivités insuffisamment desservies.
Grâce au programme de services de garde à 10 $ par jour, selon le gouvernement fédéral, quelque 900 000 enfants au Canada reçoivent des services de garde abordables et de qualité élevée et les familles, celles qui ont accès à ces services de garde agréés, économisent jusqu’à 16 200 $ par enfant par année.
Maintenant que ces ententes de financement sont en place, Un enfant Une place s’emploiera activement à convaincre les gouvernements à adopter des stratégies globales pour augmenter le nombre de services de garde à but non lucratif et publics dans toutes les collectivités afin de répondre à la demande élevée de places à 10 $ par jour. Un enfant Une place pressera aussi les gouvernements à mettre en place des stratégies pour accroître la main-d’œuvre du secteur de l’éducation de la petite enfance et la soutenir en améliorant sa rémunération et en créant plus de possibilités de formation initiale et de perfectionnement professionnel.

