Les défenseurs des services de garde de Terre-Neuve-et-Labrador demandent à leur gouvernement provincial de financer un plus grand nombre de services de garde à l’enfance sans but lucratif

Un enfant Une place – Terre-Neuve-et-Labrador a publié un communiqué saluant la promesse du gouvernement provincial d’accroître le nombre de places en services de garde au cours des prochaines années, mais exprimant également des craintes relatives à un revirement apparent de la politique provinciale selon lequel on assisterait à une croissance importante des services de garde à but lucratif financés par les fonds publics.  

« Nous reconnaissons le leadership dont a fait preuve cette province pour faciliter l’accès aux services de garde agréés et pour améliorer les avantages sociaux du personnel, a dit Kimberly Dreaddy, directrice générale de la Fondation Jimmy-Pratt. Mais nous tenons à ce que les fonds publics et les initiatives gouvernementales visent à accroître les services de garde sans but lucratif pour les familles ».

Un enfant Une place – Terre-Neuve-et-Labrador dit que le ministre de l’Éducation de la province Bernard Davis se trompe en soutenant que ça ne pose pas de problème que le gouvernement finance les activités des garderies commerciales. À vrai dire, cela va à l’encontre de l’Accord entre le Canada et Terre-Neuve-et-Labrador sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants à l’échelle du Canada (PPAGJE) qui stipule que les fonds fédéraux doivent être utilisés pour bâtir un système de services de garde principalement à but non lucratif.  

« Les services de garde devraient être un bien collectif et non un investissement privé, a dit Maria Gentle du YWCA de St. John’s. Des preuves irréfutables au Canada et ailleurs au monde démontrent que les services financés par l’État lorsqu’ils sont fournis par des organismes à but non lucratif sont de meilleure qualité et plus responsables ».

« Les services de garde devraient être un bien collectif et non un investissement privé. Des preuves irréfutables au Canada et ailleurs au monde démontrent que les services financés par l’État lorsqu’ils sont fournis par des organismes à but non lucratif sont de meilleure qualité et plus responsables »

Maria Gentle, YWCA St. John’s.

Un enfant Une place – Terre-Neuve-et-Labrador demande au gouvernement provincial de respecter ses engagements, de clarifier ses pratiques de financement et de faire en sorte que les fonds publics appuient uniquement l’expansion des réseaux à but non lucratif et public de services de garde, conformément aux ententes fédérales et provinciales.