L’Alberta crée un nouveau programme de bourses dans le but d’accroître le nombre d’éducatrices et d’éducateurs de la petite enfance qualifiés.
Au début de cette semaine, le gouvernement de l’Alberta a annoncé un nouveau programme de bourses pour les éducatrices/éducateurs de la petite enfance. Trois cents bourses de 10 000 $ seront accordées aux étudiantes et étudiants admis au programme de certificat d’un an en éducation de la petite enfance (EPE).
Le gouvernement de l’Alberta finance ces bourses à l’aide de fonds fédéraux versés en vertu de l’Accord entre le Canada et l’Alberta sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants.
Pour être admissibles à la bourse, les étudiant-e-s doivent être admis à un programme de certificat en EPE offert dans un établissement d’enseignement postsecondaire figurant sur une liste d’établissements participants approuvés. La bourse comporte un premier versement de 5 000 $ pour couvrir les droits de scolarité, le coût des manuels scolaires et les frais de subsistance. Le dernier versement sera remis aux éducatrices et éducateurs après la fin de leurs études, une fois leur certificat de niveau 2 obtenu et après être embauchés dans un service de garde agréé.
En Alberta, tous les membres du personnel d’un service de garde agréé doivent détenir une certification de niveau 1, 2 ou 3 dans les six mois suivant leur embauche. Le niveau 1 exige simplement d’avoir suivi un cours d’orientation ou certains cours. Le niveau 2 exige un certificat d’un an en EPE ou l’équivalent. Et le niveau 3 exige un diplôme de deux ans en EPE ou l’équivalent.
Le collège NorQuest est chargé d’administrer le nouveau programme de bourses et il figure également sur la liste des vingt établissements d’enseignement postsecondaire approuvés. Douze des établissements sur la liste sont publics, deux sont indépendants et six sont des collèges de formation professionnelle privés.
Un enfant Une place salue la décision d’allouer des fonds publics à des initiatives visant à accroître le nombre d’éducatrices et éducateurs de la petite enfance qualifiés embauchés dans les services de garde agréés, mais s’inquiète du fait que les établissements de formation professionnelle commerciaux fassent partie du programme étant donné que les coûts dans ces établissements sont habituellement plus élevés que dans les établissements publics. De plus, les programmes et les diplômes remis par ces établissements privés ne sont pas reconnus par les établissements d’enseignement postsecondaire publics aux fins de transfert ou de crédits universitaires.
« On se réjouit de ce type d’investissement dans la main-d’œuvre et dans le secteur des services de garde en Alberta, dit Susan Cake, présidente d’Un enfant Une place – section Alberta. Mais il faut s’inquiéter de la quantité de fonds publics qui se retrouvera dans des établissements privés qui ne serviront peut-être pas à soutenir les objectifs d’éducation et de carrière à long terme de la main-d’œuvre ».
L’Association of Early Childhood Educators Alberta publiait récemment une trousse d’outils Choosing an ELCC Post-Secondary Program in Alberta pour soutenir les étudiant-e-s et les éducatrices et éducateurs de la petite enfance envisageant de s’inscrire à un programme d’études en EPE. La trousse contient une gamme complète de ressources présentant les différents établissements de formation; on y soulève la question des transferts de titres de compétence ou de certificats; et on prodigue des conseils pour évaluer la qualité et le type d’apprentissage fournis par les divers établissements.

