Un enfant Une place réagit à l’entente intervenue entre l’Alberta et le gouvernement fédéral sur les services de garde à l’enfance
Un enfant Une place se réjouit d’apprendre que le gouvernement de l’Alberta et le gouvernement fédéral ont conclu une entente temporaire sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants qui accordera une certaine stabilité aux parents, aux éducatrices et éducateurs et aux services de garde. Cette mesure est encourageante, mais nous sommes déçus qu’elle ne dure qu’un an contrairement aux ententes sur cinq ans intervenues avec la plupart des autres provinces et territoires.
« L’entente temporaire accorde un répit immédiat aux parents dont l’enfant fréquente un service de garde agréé à 15 $/jour, mais on ne s’y engage pas à élargir l’accès aux nombreuses familles toujours sur une liste d’attente ni à celles qui ont dû abandonner leur place en garderie lorsque le gouvernement de l’Alberta a éliminé l’aide financière pour les parents à faible revenu », a dit Morna Ballantyne, directrice générale d’Un enfant Une place.
« Les familles et les services de garde agréés ont besoin de stabilité financière à long terme pour planifier », a ajouté Susan Clark, présidente d’Un enfant Une place – Alberta. « Une entente sur un an ne donne pas l’assurance requise pour étendre les services et répondre à la demande grandissante de services de garde pour les familles et des enfants. Et cela génère du stress pour les éducatrices et les familles ».
Un enfant Une place exhorte les deux ordres de gouvernement à poursuivre leurs négociations et à conclure une entente plus longue qui appuiera le développement d’un système de services de garde de qualité élevée et universellement accessible – un système qui assure une réelle stabilité pour les familles, les éducatrices et les services de garde de l’Alberta.
Un enfant Une place demande aussi au gouvernement de l’Alberta et à celui du Canada de rendre publics les détails de l’entente qu’ils ont conclue.
« Il est difficile de réagir aux modalités de l’entente, outre à celles qui ont été rendues publiques dans les communiqués de presse des gouvernements, a expliqué Ballantyne. Il n’est pas acceptable que l’information entourant une entente qui transfère plus d’un milliard de dollars de fonds publics d’un ordre de gouvernement à un autre demeure secrète ».
Madame Cake a expliqué que les défenseurs des services de garde de l’Alberta continueront d’exercer des pressions sur le gouvernement de l’Alberta afin qu’il prenne immédiatement des mesures pour améliorer les services de garde dans la province.
« Les services éducatifs et de garde à l’enfance sont essentiels pour les familles et les collectivités. Dans le cadre des ententes avec le gouvernement fédéral, l’Alberta a toujours disposé d’une marge de manœuvre pour fournir des subventions et améliorer le salaire et les avantages sociaux des éducatrices, mais elle ne l’a pas fait. Le faire maintenant allégerait la pression que ressentent les familles et les services de garde », a dit Cake.
« Nous demandons avec instance au gouvernement de l’Alberta de:
- Rétablir l’aide financière pour les familles à faible revenu supprimée en avril 2025
- Revoir la formule actuelle de financement accordé aux services de garde, laquelle entrave l’expansion dans les collectivités qui ont le moins accès à des services de garde agréés
- Financer et adopter des mesures de soutien pour les éducatrices et éducateurs, y compris la progression salariale, un régime de retraite et une assurance maladie complémentaire.
Nous demandons également au gouvernement fédéral de poursuivre l’expansion et le renforcement de ce programme national, un programme qui a déjà aidé un nombre innombrable de familles et qui a le potentiel de devenir une pierre d’assise pour la société canadienne d’un bout à l’autre du pays ».

