En raison de compressions dans le budget 2026-2027 de la Nouvelle-Écosse, les centres de perfectionnement professionnel en petite enfance doivent fermer leurs portes
Huit centres communautaires qui appuyaient de longue date les éducatrices et éducateurs de la petite enfance (ÉPE) en Nouvelle-Écosse doivent fermer leurs portes, le gouvernement provincial ayant aboli leur financement dans son budget de 2026-2027.
« La décision d’éliminer une subvention de 1,05 million de dollars a soulevé l’inquiétude dans le secteur des services de garde à l’enfance. Les éducatrices et les défenseurs des services de garde mettent en garde contre les effets persistants d’une telle décision sur la qualité de la main-d’œuvre, l’accès à la formation et les résultats des enfants », dit Naomi Stewart, membre de la Nouvelle-Écosse du conseil d’administration d’Un enfant Une place.
Les centres d’apprentissage professionnel en petite enfance de la N.-É. offraient des ressources, du perfectionnement professionnel et du leadership aux ÉPE et aux étudiantes, souvent à proximité des établissements d’enseignement postsecondaire ou à l’intérieur de ceux-ci. Ils servaient de carrefours de perfectionnement professionnel, offrant des ateliers en personne alignés sur les priorités provinciales et adaptés aux besoins régionaux.
Il s’y trouvait également des bibliothèques contenant des trousses d’activités, des livres, du matériel de jeu et de l’équipement spécialisé pour les enfants ayant des incapacités.
La fermeture de ces centres soulève aussi des enjeux en matière de qualité et d’équité. Bon nombre d’éducatrices et d’éducateurs y obtenaient des ressources et du matériel riche sensoriellement, qui soutenaient l’inclusion et une pédagogie respectueuse de la culture. Grâce à des formations offertes dans la communauté et en personne, les éducatrices et éducateurs en milieu rural ou en zones mal desservies avaient accès aux mêmes possibilités d’apprentissage que le personnel éducateur des agglomérations urbaines. Sans ces centres d’apprentissage, l’accès risque d’être inégal, surtout si les solutions offertes en ligne ne répondent pas complètement aux besoins des éducatrices et des éducateurs.
En Nouvelle-Écosse, le personnel éducateur doit suivre 30 heures de perfectionnement professionnel tous les trois ans pour conserver sa certification. La fermeture de ces centres élimine un véhicule clé pour satisfaire cette exigence.
Ces fermetures surviennent à un moment où le secteur de la petite enfance fait déjà face à des problèmes de recrutement et de rétention. Le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance a annoncé qu’un nouveau plan pour soutenir les éducatrices et éducateurs était en cours d’élaboration. Certaines des ressources des centres qui ferment seront redistribuées ailleurs dans des endroits centralisés, comme des bibliothèques, et les plateformes d’apprentissage professionnel en ligne demeureront accessibles.
Toutefois, Un enfant Une place craint que ces mesures ne remplaceront pas complètement l’apprentissage pratique et le partage de ressources fondées sur les relations qui caractérisaient les centres d’apprentissage professionnel.

