Budget 2026 : Un enfant Une place demande au gouvernement fédéral d’investir davantage dans le système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants pour aider à construire le Canada
Un enfant Une place demande au Comité permanent des finances de la Chambre des communes (FINA) de recommander au gouvernement (1) d’investir davantage dans le PPAGJE en vertu du plan du gouvernement pour bâtir un Canada plus fort et (2) d’octroyer des fonds suffisants pour le déploiement des cadres d’apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones.
Dans sa présentation au comité, Un enfant Une place demande que soit augmenté le transfert fédéral aux provinces et territoires pour passer à 54,5 milliards de dollars sur cinq ans (de 2026-2027 à 2030-2031) afin de contribuer au financement des dépenses de fonctionnement liées aux PPAGJE. En outre, il recommande aussi le renouvellement et l’augmentation du Fonds d’infrastructure pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants afin d’accorder aux provinces et territoires 15,2 milliards de dollars en fonds d’immobilisations sur cette même période de cinq ans.
Un enfant Une place dit que les provinces et les territoires devraient être tenus de présenter un plan de croissance global pour être admissibles à l’argent du Fonds d’infrastructure et devraient ajouter 25 $ pour chaque montant de 75 $ reçu du gouvernement fédéral.
Un enfant Une place dit aussi que le financement des opérations (fonctionnement) par le gouvernement fédéral devrait être assujetti à des conditions. Plus précisément, les provinces et les territoires devraient respecter les conditions suivantes :
- Atteindre un tarif maximum de 10 $ par jour et maintenir ce plafond;
- Exiger que des mesures soient mises en place afin que les frais de garde des familles à faible revenu soient inférieurs à 10 $/jour et que les services de garde soient gratuits pour les familles en situation de pauvreté;
- Financer des stratégies de main-d’œuvre efficaces pour augmenter l’effectif de travailleurs et de travailleuses en garderie qualifiés, notamment :
- Adopter des barèmes salariaux concurrentiels pour la main-d’œuvre des services de garde et des politiques pour garantir que toutes les heures travaillées soient payées, y compris le temps consacré à la préparation.
- Créer des régimes provinciaux d’avantages sociaux et de retraite équivalents à ceux offerts dans les secteurs publics de l’éducation, de la santé et des services municipaux.
Les transferts de fonds au Québec pour le financement et les immobilisations ne seraient pas assujettis aux mêmes conditions en raison des accords de financement asymétriques conclus entre le gouvernement du Canada et le Québec.
Un enfant Une place soutient dans sa présentation au Comité des finances qu’il est nécessaire d’accroître chaque année pour les cinq prochaines années le financement de fonctionnement et d’injecter des fonds d’immobilisations substantiels pour la construction de nouvelles installations afin de répondre à la demande de services de garde agréés de qualité élevée, abordables et fiables.
« Le système pancanadien de services de garde à l’enfance est une infrastructure essentielle pour soutenir les autres programmes de l’initiative Équipe Canada Forte, notamment la décision fédérale récente de dépenser 6 milliards de dollars pour le recrutement, la formation et l’embauche de 100 000 nouveaux travailleurs de métiers.
Il sera plus facile d’attirer des travailleurs et travailleuses de métiers en investissant dans les services de garde qui, par ailleurs, serviront de passerelle essentielle pour les femmes vers les métiers de la construction, métiers occupés par seulement 7,3 % de femmes.
Et de plus, ces investissements seraient directement bénéfiques pour la main-d’œuvre grandissante des services de garde, dont plus de 95 % sont des femmes. »

